Lors du premier confinement, j’ai commencé à peindre une série d’objets (dentifrice, déodorant, fourchette, ciseaux, trousse…) de mon environnement, à la manière d’Alain Biet qui dessine à l’aquarelle et répertorie de ce fait tous les objets qu’il a chez lui (« Grands canons »). De mon côté, mon idée était que, puisque nous étions enfermés et que nous ne pouvions pas sortir de chez nous, autant profiter et produire avec ce que j’avais autour de moi, c’est-à-dire du papier, de la peinture et des objets que j’utilise au quotidien. Sur un papier blanc, j’ai donc peint au fur et à mesure, en centrant sur le côté gauche (pour laisser une place à du texte à droite), divers objets que j’utilise personnellement mais qui sont pourtant issus de la grande consommation, tant ils sont fabriqués en série. En d’autres termes, bien que ces objets puissent avoir une certaine valeur affective, ils restent connus de tous et chacun peut les obtenir. Néanmoins, ces peintures d’objets représentent un inventaire d’objets essentiels pour moi, notamment en cette période de confinement, et d’une certaine façon ils constituent un portrait de mon quotidien, puisqu’ils permettent de reconstituer ma journée et mes activités au cours de celle-ci, comme le ferait un calendrier.














